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19 Jul
19Jul

On a dit un jour que Paris était une vieille prostituée dont il valait mieux ne pas tomber amoureux, mais l'amour et la fascination pour la Ville Lumière semblent ne connaître aucune limite et, tôt ou tard, finissent par s'imposer comme une loi inévitable.
La capitale française a toujours été considérée comme la ville de l'amour, et c'est peut-être ce qui a poussé près d'une douzaine de réalisateurs du monde entier – et issus des cultures les plus diverses – à se placer derrière l'objectif et à offrir aux spectateurs du monde entier leur vision particulière de l'un des sentiments les plus contradictoires et les plus nécessaires de la condition humaine.

Paris je t'aime parle essentiellement d'amour, mais pas de l'amour compris comme le sentiment d'unir un homme et une femme sous la forme d'un couple, mais de l'amour envisagé comme l'amalgame qui unit, soutient, entrelace et définit la plupart des relations humaines.

C’est pourquoi, au fil des histoires, le film parle d’hommes solitaires qui retrouvent l’être aimé face à l’adversité, de jeunes qui repensent leur rébellion en prenant des risques pour des amours interculturelles, d’artistes qui la vivent d’une manière non conventionnelle selon les normes morales de la société, de touristes utilisés comme appât par certains couples pour renouveler leurs vœux, de mères qui souffrent de la perte de leurs enfants, de maris qui, même sachant que l’amour est terminé, décident de le poursuivre jusqu’au bout, de parents et d’enfants qui le vivent et s’en nourrissent de manière fraternelle, de femmes qui errent dans la vie en essayant de le découvrir un jour, d’êtres qui, entraînés par un destin hostile, s’y accrochent comme à un moyen possible d’atteindre le bonheur, de mariages qui s’efforcent de le préserver et d’autres qui n’essaient même pas de le sauver.

Considéré comme l'un des projets les plus ambitieux de ces dernières années, ce film réunit non seulement un grand nombre des cinéastes les plus distingués du cinéma actuel (Sylvaine Chaumet, Gérard Depardieu, Olivier Schmitt, Alfonso Cuarón, Walter Salles, Olivier Assayas, les frères Coen, Isabel Coixet, Alexander Payne, Gus Van Sant et Wes Craven), mais aussi l'une des distributions les plus intéressantes jamais vues dans un projet de cette envergure.

« Paris je t'aime » est une exposition collective intéressante, une mosaïque d'histoires qui utilisent l'amour dans son aspect le plus universel pour révéler la véritable identité de ce sentiment, qui n'est autre que sa capacité à se manifester de la manière la plus variée.

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